BIOGRAPHIE

 

Le gentleman de La Boxe

Béa Diallo est né le 7 juillet 1971 au Liberia, il a la double nationalité belge et guinéenne. Son père étant ambassadeur et diplomate, il a connu beaucoup de pays mais il a réalisé ses études en France et en Belgique, plus précisément à l’ULB où il obtient une licence en sciences économiques spécialité marketing et communication.Passionné par le boxe, il y consacrera beaucoup d’énergies et de talent. Il devient champion de Belgique novice en 1989, puis champion de Belgique amateur en 1990 et enfin, en 1994, il conquiert le titre de champion de Belgique professionnel puis le titre de champion de Benelux en 1996.En 1998, il est sacré Champion IBF Intercontinental en poids moyen, titre qu’il défend avec succès après 5 remises en jeu victorieuses dont le fameux combat qui eut lieu à Conakry contre Rob Bleakley le 14/11/1998 devant 40.000 spectateurs enthousiastes. La dernière remise en jeu a élu au Palais du midi à Bruxelles ce 18/01/2003 contre le redoutable Sergei Marchuk devant 5.000 personnes.Béa Diallo, surnommé le gentleman de la boxe, est prêt pour de nouveaux défis et ce grand championnat du monde du 26 février est l’illustration de son ambition. Sa notoriété est grande en Belgique et il est apprecié par la communauté sportive.

Années 80


La montée du F.N est terrible, dans les années 80. Heureusement, un contre-pouvoir s'élève sous l'impulsion de Harlem Désir. C'est la vague " Touche pas à mon pote ". Ce mouvement me sert à exprimer la révolte qui couve en moi. Dans l'autre camp, il y a les Skinheads et tout ça. Forcément, on s'empoigne. Je deviens très violent. Franchement, je ne le suis pas au départ, sans quoi, je ne serais pas devenu ce que je suis aujourd'hui. Le système me rend violent. Le plus fou, c'est que la boxe provoque sur moi l'effet inverse. (Il rigole et répète) Je suis devenu trop pacifiste par rapport à certaines choses qui me révoltent. "Lorsque pleuvent les bastons, il ne fait pas bon être Black dans certains quartiers de Paris. Il faut apprendre à se protéger. Certains se terrent. Puis il y a ceux qui serrent dents et poings pour monter aux créneaux. Diallo émarge à la seconde catégorie. La boxe, il l'apprend dans les ruelles sombres. Il s'en sert au sortir des discothèques, des concerts. Jusqu'au jour où il pénètre dans la chaleur moite d'une salle.


Mon pays


Évoquant la Guinée, il dit " mon pays ". Et la Belgique alors ? Lors des rencontres, c'est la flamme rouge-jaune-noir qui flotte. Juste pour la parade ?" Pas du tout ! Je ne suis ni Belge ni Guinéen. Je me définis comme... Un Belgo-Guinéen. Mes racines sont importantes. De la même manière que j'aime ma nation d'adoption. Elle me donne beaucoup. Je lui en suis reconnaissant. Son plus beau cadeau, c'est mon épouse, Chantal. Bien entendu, avant de la connaître, j'ai mon lot de petites amies (amusant, il le dit presqu'en chuchotant !). Des flirts que je respecte mais sans trop d'importance. Chantal, par contre, au premier coup d’œil, je sais que c'est elle. Ma femme ! Mon père ressent la même impression lors des présentations. D'emblée, les familles fraternisent. Merveilleux. Pas le moindre choc des cultures. Pas la plus petite gêne. Mes beaux parents sont formidables. Je ne peux rêver mieux. On sent que l'éducation donnée à leur fille est pleine de richesse. Chantal leur rend bien. Elle nourrit un respect immense envers sa famille. Si je peux me permettre cette remarque, c'est une qualité qui se perd en Occident. Dommage..."

 


Voilà l'autre visage de Bea Diallo. Des succès à l'échelle planétaires pourraient aussi lui permettre de concrétiser un idéal bien présent sur le tableau de ses objectif : construire... un hôpital !Avec des appareils sophistiqués, des chambres propres et claires. Et des infirmières, des chirurgiens, des médecins et tout et tout." Voilà en fait le véritable challenge d'une vie. Je consacrerai ce qu'il faut pour réussir. En temps. En argent.Je suis prêt. On dit que la Guinée est un pays pauvre. Pfff ! Potentiellement, c'est l'un des plus riches du monde.Il y a tout là-bas. Tout... "Tout, et bientôt peut-être une ceinture de champion du monde, à partager entre deux continent, deux nations..